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Les spécificités de la lutte chinoise
Selon la tradition les arts de combat chinois comprennent quatre techniques
Ti : les pieds
Da : les poings
Na : les saisies
Shuai : les projections
Le shoubo moderne est donc une réflexion récente sur les arts de combat traditionnel et moderne chinois. Cette synthèse est le fruit de l’expérience et de la réflexion de Maître Yuan Zumou.
Né à Jiangsu, près de Shanghai en 1940, Yuan Zumou a débuté sa pratique des art martiaux à l’âge de 14 ans par la boxe de shaolin. Il commence la pratique du shuai-jiao sous l’autorité du célèbre Song Zen Pou (c’est grâce à ce dernier que l’enseignement de la lutte chinoise a pu préserver sa pureté technique durant la période trouble qu’a connu la Chine de 1911 à 1949). Song Zen Pou a également créé les bases d’un enseignement moderne et universitaire de ce sport. Entraîneur de l’équipe de shuai-jiao de Shanghai ,et de son fils, Song Pou Zen est champion de shuai-jiao de Chine en 1953.En même temps que l’étude du shuai-jiao, Yuan Zumou étudie les techniques de qi gong sous la direction du Maître Ten Soun Kwang. En 1958, alors qu’il fait parti de l’équipe de Shanghai, Yuan Zumou entre à l’institut des sports de Shanghai pour préparer un professorat et une spécialisation dans la pratique du shuai-jiao auprès du maître Zhou Shibing. Pendant ses études, il s’exerce parallèlement à la lutte chinoise, à la lutte libre et Greco Romaine. Il termine ses études en 1963. En 1965 il devient champion de Chine et reçoit le titre honorifique d’athlète le plus méritant, décerné par la commission d’état de l’éducation physique et sportive. C’est en 1965 que lui est décerné le titre de Maître par le ministère des sports. Il devient alors entraîneur de shuai-jiao et à son tour forme plusieurs champions de chine. Après les pratiquants chinois se sont les français qui depuis 1987 bénéficient de son enseignement.
Précurseur et pionnier des arts de combat traditionnel en France depuis plus de 14 ans, maître Yuan Zumou se consacre à faire connaître cette discipline en Europe et en Afrique du Nord avec beaucoup d’application. Depuis 1991 il organise régulièrement des tournois internationaux de shuai-jiao. Maître Yuan Zumou a formé de nombreux élèves qui ont tous obtenu de très bons résultats en compétitions internationales.
Le shou-bo est un ancien terme historique pour désigner le combat en Chine puisqu’il date du IIIème siècle avant Jésus Christ.<<shou>> signifie la main et <<bo>> le combat.
D’après les recherches faites par les plus grands historiens et les plus grands experts en arts martiaux chinois, le shou-bo est un des types de combat des anciens art martiaux chinois dans lequel étaient autorisés les coups de poings , coups de pied, saisies, projections. Celui qui tombait à terre ou qui sortait de l’aire avait perdu le combat.
Déjà pratiqué au IIIème siècle avant Jésus Christ, sous la dynastie Song, son essor a duré près de 1500 ans. C’était, à l’ époque, l’art martial chinois prédominant.
Le shoubo emprunte des noms différents de dynastie en dynastie.
Définition
Cette terminologie apparemment latinisante (martial du latin mars dieux de la guerre) est en fait un anglicisme
qui n'apparaît dans les textes français que vers les années soixante.
Ce sont les Anglo-saxons dominateurs au Japon sans doute impressionnés par la diversité des démonstrations martiales qu'on leur présentait et par l'idéologie samouraï dont elle se paraît encore,
qui inventèrent le terme Martial Art pour désigner ces ensembles exotiques et spectaculaires qui leur paraissaient si différents de ce qu'ils connaissaient !
Cette expression est rapidement adoptée. Elle est attestée dès 1903 par Jigoro Kano fondateur du judo dans un discours en anglais. A l'époque il n'est question que de techniques japonaises
de combat. Le terme anglais Martial Art se traduit littéralement en Japonais Bugei et en chinois, Whushu et ne fait allusion qu'à la notion de savoir faire.
Aujourd'hui le terme art martial est utilisé pour désigner une école où est enseignée les techniques de combat et la maîtrise de soi.
Un art martial est le plus souvent un enseignement d'une technique de combat et la connaissance et la maîtrise de
soi. Les arts martiaux les plus populaires en Europe et en Amérique sont japonais ou chinois, mais des écoles similaires existent dans de nombreuses régions et cultures.
L'histoire des arts martiaux remonte aux premiers âges de l'humanité et se traduit par un complexe système de diffusion parmi les cultures du monde.
L’utilisation du terme "art martial" concernait initialement les disciplines martiales japonaises ; celles-ci
utilisent, dans leurs pratiques, une part de technique et une part très développée de philosophie . Cette appellation s'est ensuite vue appliquée à toutes disciplines martiales de tous
pays, . Bien que l'utilisation art martial se soit généralisé, il faut plutôt comprendre "sport martial" ou "discipline martiale" dans une pratique sportive ou d'étude du combat.
Définition
De manière littérale, « art martial » signifie à utilité militaire, toute discipline utilisée pour le
combat, pour attaquer ou se défendre. Cependant le terme art martial sous entend une origine asiatique, l'escrime française ou la savate sont rarement citée comme art martial.
Actuellement, celui qui pratique les arts martiaux n'a pas pour objectif premier de vaincre, de blesser ou de
faire mal à son adversaire. Il faut cependant admettre que les arts martiaux ont pour vocation d'apprendre des techniques permettant d'immobiliser, de tuer et de blesser. À notre époque moderne
cette éventualité est extraordinaire et l'utilisation de ces techniques ne peut survenir qu'en des occasions rares et extrêmes. Par conséquent, aujourd'hui plus qu'hier, la recherche d'un
meilleur contrôle de soi et de son environnement est primordiale. C'est ce qui distingue les arts martiaux des sports de combat dont les techniques dangereuses ont été expurgées. Cependant, il ne
s'agit pas non plus d'une sorte de gymnastique ou de danse car l'étude des arts martiaux laisse une grande place à la recherche de l'efficacité martiale (placement vis-à-vis de l'adversaire,
évaluation de la distance, précision et puissance des coups, économie des forces).
Malgré la distinction courante entre les arts martiaux, fondés sur une recherche de la perfection, et les sports de combat, plus orientés sur la compétition et ayant des contacts directs, ces deux activités humaines ont des liens étroits et découlent historiquement des mêmes préoccupations de défense et de canalisation de la violence. Même dans les compétitions les plus violentes des sports de combat, le respect de l'adversaire, des règles et de l'arbitre ne peut être oublié. Et si les sports de contact sont proches du combat « réel », avec des notions de surprise, de stratégie, de feinte et une sanction réelle à l'erreur (la douleur, voire la blessure), ils s'en éloignent dans le sens où les deux adversaires doivent employer la même technique et faire preuve d'honnêteté, notions souvent absentes du simple combat de rue.