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Tai chi chuan, Taijiquan,Shuai-jiao,Shoubo,Kung-fu, wushu,Sport de combat et Activitées physiques sportives et culturelles.

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Chang Quan et Nan Quan : 2 styles à part entière du Kung Fu Wushu

 

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Chang Quan  Nan Quan.

 

 

Un bref historique permet de resituer l'apparition officielle de ces techniques de poing :


1950 : Premières volontés d'unification du Wushu , lors d'une grande réunion de toutes les provinces de la Chine.


1953 : Création du premier festival officiel de Kung Fu Wushu de la République Populaire de Chine.


1954 : Premiers cours de Kung Fu Wushu à l'Université des Sports.


1956 : Création officielle de la Section Wushu au Centre National des Sports de Pékin (équivalent de notre Fédération) et de 12 ligues dans les provinces. Politique de développement du Wushu par la mise en place de démonstrations avec classement selon le niveau de pratique.

 

 

 1957 : Mise en place de compétitions avec des règles établies, d'où émergent les premiers champions reconnus. A cette occasion, est édité le premier règlement : " Jing Saï Tao Lu " sur le Chang Quan, le Nan Quan et le Taï Chi Quan. Parallèlement, un deuxième livre est publié afin de promouvoir ces disciplines, pour encourager la jeunesse à développer un esprit sain dans un corps sain. Ce livre décrit les pratiques de compétitions à mains nues et avec armes, en fonction des niveaux. A l'instauration des compétitions, le Centre National des Sports a dû trouver des règles communes à la multitude des styles pratiqués en Chine. Tous les styles traditionnels du Nord ont été regroupés sous le terme de Chang Quan et tous ceux du Sud, sous le terme de Nan Quan. Chacune de ces deux disciplines a repris les critères communs et les particularités pertinentes des styles anciens concernés, pour en montrer la quintessence. Les querelles d'écoles ainsi évincées, la première rencontre a pu être organisée. Ce bref rappel montre l'inadéquation de la désignation de " Wushu moderne ", attribuée à ces deux styles ; la dénomination de " Tao de compétition " est plus adaptée.


 

LE CHANG QUAN

 

Le terme " Chang Quan " est très ancien. En effet, il se trouve déjà dans un chapitre " Chan Jing Jie Yao " d'un livre de la Dynastie Ming :Ji Xiao Xin Shu " qui décrit des techniques de poing. Il y est raconté " qu'un grand maître de la boxe chinoise a créé 32 formes de Chan Chuan qui perdurent jusqu'alors "." Chang Quan " apparaît également au milieu de la Dynastie Qing, sous la désignation " Taï Chi Chang Quan ", forme comprenant 108 mouvements. A ce propos, Wang Song Yu a mis au point une " chanson " en 13 maximes. Cette ritournelle précise que le Chang Quan est sans cesse mouvement, comme les vagues de la mer. Actuellement, " Chang Quan " désigne un style approprié aux compétitions. Il réunit les différents styles traditionnels du Nord, localisés au-dessus du Fleuve Long, dans les régions environnant le Fleuve Jaune, dont les plus connus sont Cha Quan, Hua Quan, Pao Quan, Dan Tui, Hong Quan, Shao Lin … Ce style est caractérisé par des techniques de jambe très riches, des mouvements ouverts, amples, alternant des positions hautes et des positions basses (comme " les vagues de la mer "), des rythmes rapides ; il dégage beaucoup de force.

 

 

Constitution du Chang Quan


Ce style comprend :


1- Des bases, définies par des règles


- les " images " ou représentations visuelles de poing : Chong Quan, Pi Quan, Beng Quan, Guan Quan, Za Quan

- les mouvements ou techniques dynamiques de poing : Tui, Tiao, Liao, Pi, Kan, Ding, Beng, Gai

- les pas de base : Xi Bu, Ma Bu, Gong Bu

- les techniques de jambe (Tui Fa) : Tan (ressort), Deng (talon), Chuai, Dian, Li He, Wai Bai, Sao (balayer)

- les techniques de lutte, blocage, saut, équilibre.

 

2- Des tao lu individuels


- de forme imposée


On en compte deux, correspondant à des niveaux de pratique différents. L'un est simplifié pour débutant ou amateur (I Ji Quan), l'autre est plus complexe pour les compétitions (Jia Ji Quan).

On retrouve ces deux niveaux dans les techniques à mains nues et avec armes (sabre, épée, lance, bâton).

Chaque tao lu doit respecter une durée réglementaire.


- de forme libre


Leur composition est libre mais respecte les règles générales en ce qui concerne le nombre de mouvements, les catégories répertoriées de mouvements, les règles particulières de chaque mouvement, la durée du tao. L'avantage de cette codification est qu'elle unifie la pratique. Elle permet ainsi d'évaluer la qualité des démonstrations ou des compétitions. Elle favorise également - comme dans toute pratique sportive - l'évolution de cette discipline dans tous les domaines :


- technique (saut, coup de pied, rapidité, virtuosité…)

- chorégraphique (composition des tao et agencement des difficultés techniques)

- esthétique (beauté du mouvement, esprit martial), spécialement mis en valeur dans ce style. Cet aspect attire vers cette pratique beaucoup de jeunes qui désirent développer harmonieusement leurs capacités physiques, plutôt que de faire du combat.


3- Des combats combinés


Ils respectent les mêmes règles, avec des donnés particulières pour le combat. Ils ont pour but de montrer les applications martiales des tao lu.

 

 

Les préceptes spécifiques


Ils doivent être appliqués pendant la pratique et les compétitions :


1- La main est rapide, véloce

Le poing surgit comme une étoile filante. Il est agile, sensible, fort, leste. Tout le corps et les articulations (main, poignet, coude, épaule) se mobilisent rapidement et en souplesse.

2- Le regard est vif comme l'éclair

Les yeux sont perçants, vifs, expressifs quant à l'esprit martial et aux émotions. Coordonnés parfaitement aux mouvements, ils donnent l'intention du geste, même si celui-ci n'est pas apparent. Le cou, la tête doivent être très mobiles.

3- Le corps est naturellement agile

La taille ondule comme un serpent pour permettre à toutes les parties du corps de se mouvoir en un clin d'œil, dans des attitudes d'ouverture, de repli, de recul, d'avancée, de flexion, d'extension, d'inclinaison… Dans toutes les positions, le dos est droit, le thorax bombé, les abdominaux et les fessiers contractés, la taille serrée. Toutes les parties du corps sont coordonnées entre elles.

4- Les pas sont stables

Les pas sont légers, souples, rapides. Le talon ne doit pas décoller du sol pour conserver une bonne stabilité, tel les racines d'un arbre. Des déplacements de qualité sont déterminants dans l'efficacité de la technique des poings.

5- L'esprit est tonique et vigoureux

Les mouvements traduisent une énergie imposante, voire foudroyante, comme le déchaînement de forces naturelles : tempête, raz de marée…Le pratiquant doit être corps et esprit dans le combat.

 

6- Le Qi est maintenu dans le Dan Tian

Respirer correctement permet d'atteindre un bon niveau de pratique. Il faut faire chuter et maintenir le Qi dans le Dan Tien pour acquérir de l'endurance et de la tonicité. Le sportif peut ainsi contrôler ses mouvements, sa force et sa stabilité.

7- La force est exercée dans la dynamique du mouvement

La force doit utiliser la mécanique naturelle des articulations : poignet, coude, épaule et cheville, genou, hanche, soit 6 " nœuds ", sinon elle se traduit par des raideurs, des blocages et se révèle inefficace.

Lorsque l'action de ces 6 nœuds est parfaitement coordonnée, elle recrute l'énergie et la concentre en un point.

8- " Gong yao zhun qing " ou qualité de la pratique

La patience, la continuité dans le travail, la volonté sont indispensables pour perfectionner petit à petit tous les domaines de la pratique : résistance, technique, force, vitesse, capacités physiques… Il est possible d'atteindre alors une qualité de pratique aussi parfaite que " la flamme bleue ", symbole de la matière la plus épurée.

 9- Les 4 fonctions

Pour être reconnu en tant que tel, un enchaînement de Chang Quan doit montrer impérativement les 4 fonctions suivantes: Ti (coup de pied), Da (frapper), Shuai (lutter), Na (bloquer).

10- Les 12 représentations

De même les tao doivent exprimer 12 images, 12 représentations :

a- " bouger comme une vague puissante "

L'enchaînement est animé par une force imposante, précise et continue, à l'image de 10 000 chevaux au galop, d'un déferlement de vagues…Cette force est dynamique, rythmée comme une musique, ce qui donne une saveur particulière aux mouvements.

b- " être calme comme la montagne "

Cette comparaison insiste sur l'importance de la stabilité lors des mouvements, afin d' exprimer l'énergie.

c- " sauter et être habile comme un gibbon "

d- " se poser comme la pie sur une branche "

Cela exprime la légèreté, la précision et la sûreté que doit acquérir le pratiquant.

e- " se tenir en équilibre comme un coq "

f- " être droit comme un sapin "

g- " tourner comme une roue "

h- " se courber et se détendre comme un arc ", évoquant la force de ressort

i- " être léger comme une feuille ", en particulier dans les sauts

j- mais aussi " lourd comme l'acier "

k- " virer comme un aigle "

i- " être rapide comme le vent "

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B
<br /> Des informations que je n'ai jamais su.<br />
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